09 Avr 2018

Ouagadougou: l’association Duval soulage des enfants abandonnés

Le directeur du centre d’accueil l’Hôtel maternel de Ouagadougou, Salifou Younga, recevant les vivres et l’enveloppe financière des mains de monsieur Eric Duval, président de l’association Duval

L’association Duval, une structure familiale, a remis ce vendredi 2 février des vivres, des nattes, des couches et une enveloppe financière aux pensionnaires de l’Hôtel maternel situé à la Patte d’Oie (Centre-sud de Ouagadougou) pour contribuer à soulager la peine des 70 enfants abandonnés et autres filles-mères, mariées de force ou rejetées pour une raison ou une autre.

«J’ai la possibilité de donner, je le fais avec plaisir pour les enfants du Burkina», a affirmé Eric Duval, dont l’association travaille pour l’éducation des enfants et aide également les femmes démunies en favorisant leur épanouissement.

Des bébés accueillis à l’Hôtel maternel par des nourrices
«On constate que certains ont été mieux lotis dans la vie que d’autres, et, comme j’ai cette opportunité de donner, je le fais avec plaisir pour les enfants du Burkina», a déclaré Eric Duval. La main sur le coeur, cet homme dont l’association est présente à travers des orphelinats et écoles construits pour la plupart par ses soins, affirme dans la foulée: «Nous allons poursuivre nos actions ici sur le long terme puisque nous sommes au Burkina pour le long terme».

Le groupe Duval dont l’histoire avec le Burkina est déjà vieille d’une douzaine d’années à peu près, «a déjà posé un certain nombre d’actions-au pays des Hommes intègres-notamment pour équiper (au moins) 3 000 enfants de lunettes», a rappelé M. Duval.

Centre de couture à l’Hôtel maternel pour les jeunes filles exclues

«Ce don est vraiment une bouffée d’oxygène. Un soutien de ce genre ne peut que nous réconforter et nous encourager dans notre travail», s’est réjoui le directeur du centre de l’Hôtel maternel, Salifou Younga qui a noté que les besoins pressants concernent, entre autres, la santé, l’alimentation, l’éducation et l’habillement.

Pour lui, «qui parle d’enfants abandonnés parle de besoins. Et dans ce sens, l’Hôtel maternel, un centre qui appartient au ministère en charge de l’Action sociale, a beaucoup de besoins (car) son budget se trouve  souvent être insuffisant pour la prise en charge convenable des enfants».

Pièce servant de pharmacie au centre d’accueil l’Hôtel maternel de Ouagadougou

Ce sont des sacs de riz et de farine, des cartons de laits, des paquets de spaghetti, des couches et des nattes, entres autres, qui ont été remis à l’Hôtel maternel en plus d’une enveloppe financière conséquente. A noter que le coût de ce don et le montant de l’enveloppe financière n’ont pas été communiqués à la presse, «car ça vient du coeur», a justifié Eric Duval.

L’Hôtel maternel est un centre d’accueil des enfants en détresse. Mais l’appellation «l’Hôtel maternel» sonnait mieux, a expliqué Salifou Younga qui a précisé que le centre est à sa onzième année de création. Il a cependant déploré que l’Hôtel maternel, qui, normalement devait accueillir 50 enfants, a actuellement un effectif qui tourne autour de 70 enfants. «Le fonctionnement du centre est assuré par une équipe éducative composée d’une vingtaine de personnes et aussi un personnel de soutien se composant notamment de nourrices, surveillantes, cuisinières et lessiveuses», a expliqué Salifou Younga.

Créée il y a déjà une quinzaine d’année, l’association Duval, dont le siège est à Paris en France, déploie ses actions au Burkina Faso, au Togo, au Mali, pour ne citer que ces pays africains, mais aussi ailleurs dans le monde.

Article publié sur WakatSera.com, le 03/02/18 – Lien 

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